Harry Potter, ça rime avec...?

 
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Challenger
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MessagePosté le: 29/07/2007 21:14:15    Sujet du message: Harry Potter, ça rime avec...? Répondre en citant
Il était une fois...

Justement, Harry Potter n'a pas commencé de cette façon qui, bien plus qu'on ne le croit, est souvent gage de qualité.
C'était peut-être un signe.

Pourtant, il était une fois. Il était une fois une jeune femme qui *sortez vos mouchoirs* n'avait pas d'argent et se réfugiait dans les cafés pour avoir un peu de chaleur. Bienvenue chez Victor Hugo. Et un jour elle prit le train. Eh oui, car Victor Hugo peut être moderne aussi. Et là le drame fut. Enfin...allait être. Car elle brossa les premiers traits de ce qui allait devenir l'un des plus gros (le plus gros ?) phénomènes de marketting de ces dernières années. J'en connais qui n'aimeraient pas lire ça. Ceux-là devraient comprendre que le marketting n'est pas le diable. Ni une insulte. Surtout dans la mesure où ce marketting, la dame du café l'a bien mené elle-même. Harry Potter and the Deathly Hallows, chapter one, The Dark Lord Ascending. Le tout lu très lentement avec un sourire suffisant insupportable devant une caméra. Ben oui, pire que de nombreux auteurs, JKR s'est vendue partout où elle le pouvait alors que, compte tenu du nombre de gens qui sont capables de passer des heures, des jours, des mois cumulés à analyser les calendriers du livre et les moindres virgules, compte tenu de ce nombre de fans qui existent sans cette mise en scène vomitive, les ventes maximales lui étaient déjà assurées. Oui, oui, tant mieux pour elle. Elle qui n'avait pas d'argent et qui se réfugiait dans un café. Je me répète je sais. N'empêche que de ce côté-là, l'histoire se termine bien. Au moins financièrement. Maintenant, elle peut acheter le café où se réfugier. Ahem, je m'égare. D'ailleurs, je m'en fiche, c'est plutôt une bonne chose pour elle.

On dirait pas comme ça, mais un fan, ça dessert. Non ça ne se mange pas, mais ce n'est pas forcément un avantage pour un livre. Pour l'auteur, si, bien sûr. Car il vend, il suscite l'admiration de tous, la jalousie de certains et surtout, tout le monde civilisé (ou presque) s'intéresse à lui. Parce qu'il faut bien. Ne serait-ce que pour suivre un peu.
Oui mais. En plus de ça, l'auteur déchaîne les foules. Et que tout le monde insiste sur le fait que HP c'est génial, ça fait que les enfants lisent. Ah ? Ils lisaient pas avant HP ? Ben non, c'est bien connu. Si, si, moi j'ai lu étant gosse. Et, oh surprise, HP ça n'existait pas. Moi, mon idole, il était blondinet, et il s'appelait Nils Holgersson. Et il voyageait à travers la Suède. Et l'idole de ma voisine, ça pouvait être Alice, la détective. Elle était blonde aussi sur les couvertures de la bibliothèque verte. Comme quoi... On lisait donc. Mais pas la même chose. Du coup, forcément, ça ne passait pas à la télé. Or, là, les enfants à qui on a soit-disant redonné le goût de la lecture n'ont ceci de différent avec ma voisine et moi qu'ils lisent le même bouquin. Sans HP, ils auraient lu autre chose. Non, un gosse qui n'aime pas lire (eh oui ça arrive), qui ne lit pas, eh ben il n'a pas lu HP. Il a vu les films au mieux. Et encore.
Haaaan j'ai aucune preuve. Exact. Ce n'est pas pour ça que l'hypothèse est irrecevable puisqu'on ne peut pas me prouver non plus qu'un enfant qui lit HP n'aurait pas lu autre chose si le café avait brûlé avec ses consommateurs ce jour-là, ou si le train avait déraillé.

Je suis méchante. Je sais. Et en plus je ne me soigne pas. En plus, dans une vie antérieure, j'ai aimé Harry Potter. Le livre, pas le gosse. Je me rappelle ce jour où ma mère les a ramenés à la maison pour les couvrir avant de les ramener à la bibliothèque. Les quatre premiers volumes étaient déjà sortis. Je les ai lus. Et au départ, ça m'a plu. Bien sûr, comme là maintenant je suis jalouse, hypocrite, communiste et aigrie, je n'arrive plus vraiment à me rappeler pourquoi. Pas l'histoire, ça j'en suis sûre. Parce que Voldemort le méchant qui n'a pas réussi à tuer un enfant de un an grâce à l'amuuuuuuuuuur que sa mère lui portait, ça me faisait déjà (doucement ?) rigoler. Mais j'admets que la dame sait mener une histoire, qu'elle avait ce petit truc qui nous tenait jusqu'au bout du bouquin. Cela étant, sitôt lu, presque sitôt oublié. Si, si. Sauf quelques détails : majoritairement les histoires secondaires. Sirius, Lupin, les rapports Snape / élèves (pas de méprenage please. Et même si ça ne se dit pas, j'aimerais que ça ne se fasse pas non plus). Harry ? Ron ? Hermione ? Nan, ils m'ont jamais plu. Pas parce que ce sont des enfants. Parce que ce sont des caricatures. Ils ne sont même plus des types, ils sont caricaturaux. Et que je crie à toutes les pages quand j'ai 15 ans. Et que j'offre un livre sur comment séduire les femmes pour l'anniversaire de mon ami de 17 ans. Et que je suis une excellente élève coincée. Nan, nan, elles les a super bien brossés, tous les livres pour enfants / adolescents sont pareil. Ben non, Horrowitz, il rend pas les enfants de son cycle stupides et caricaturaux. Garion, chez Eddings, il a des « crises » d'adolescence, il est jeune aussi, il comprend pas tout non plus et on a pour lui des projets qu'on ne lui explique pas. Mais il n'est pas une caricature. Bref.

Dans une vie antérieure. Cela étant, j'aime toujours Sirius. Lupin n'existe que dans le tome 3 mais je l'aime quand même. Et Bill. Et Snape, sauf quand il devient mielleux parce que de toute façon je n'aime pas le miel.
Difficile donc d'aimer vraiment le tome 7.
Il paraît que le tome 7, eh ben la trame, elle est là depuis le début. Certes des choses se recoupent. Elle ne se contredit pas tout à fait (ahem...Kreacher ? Malfoy ?). Mais nan, c'est vrai, en fait les méchants, ils sont gentils. Sauf les méchants-méchants, qui, eux, sont tués. Enfin les principaux, parce que les autres, de toute façon, on ne les connaissait pas. Mais comme la vie est dure, eh ben les gentils-gentils, en plus de paraître immatures (c'est vrai que Lupin, dans le tome 3, celui où on le voit finalement, son immaturité était flagrante, il prenait Harry pour James et il voulait partir à l'aventure avec lui. Comment ça non ? Alors pourquoi dans le tome 7 il est comme ça ?), en plus de paraître immatures ou de disparaître de 99,99% du livre, ils peuvent aussi être tués. Mais on ne va pas s'attarder sur ce sujet puisqu'on ne sait pas comment ni ce qu'il advient d'eux par la suite (ben ils sont morts, boulet, on va les enterrer. Un chapitre pour l'enterrement de Dumbledore. Même pas deux lignes pour Tonks, Lupin, Fred, l'oreille de George... -Et pourquoi pas ? On enterre bien l'oeil de Maugrey...ridicule-).
Passons sur l'épilogue, arrachons-le du bouquin s'il le faut. Poétique. Lol. Très lol. Fanfiction rime avec poésie ? Ben non, « on » et « ie », ça ne rime pas. D'où le fait que l'épilogue est incompatible avec la poésie. Mais la trame, elle était là depuis le début. Tellement qu'elle avait même prédit qu'elle changerait des trucs en l'honneur de ceux qui ont inventé plein d'hypothèses bouleversantes de miellerie et de mièvrerie. C'est fou ce à quoi on peut penser dans un café, l'hiver.

Et puis non, quoi. Non. Tant qu'à dire qu'on laisse la possibilité à ceux qui ont stuck avec elle d'imaginer ce qu'ils veulent, ben dans ces cas-là, on n'écrit plus rien. De toute façon les Hermione / Ron et Ginny / Harry étaient là depuis le départ. Donc l'épilogue (on y revient), il n'ouvre aucune possibilité. Sauf celle du ridicule. Qui ne tue pas, heureusement, et qui peut quand même rendre riche.
Le but n'est pas de brider l'imagination des lecteurs. Mais trop de brouillard mène à l'accident. Et les lecteurs qui pensaient que l'auteur, c'était elle, et pas les accros attardés du complexe d'OEdipe, ils n'avaient donc même pas droit à un minimum de respect ?

Tenez-vous le pour dit : quand on est lecteur d'Harry Potter, il faut en plus être ficceur, sinon, on n'est pas pris en compte. La preuve : lecteur, ficceur et Potter, ça rime pour le coup.
_________________
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MessagePosté le: 29/07/2007 21:14:15    Sujet du message: Publicité
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Adler
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MessagePosté le: 29/07/2007 22:11:52    Sujet du message: Harry Potter, ça rime avec...? Répondre en citant
Tut tut tut...
Que de haine, que de haine...Justifiée!

Comme dirait ma tante, "tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se brise"...
Outre la culture bouleversante de ma tante( Arrow ), cette formule convient parfaitement à l'heptalogie-potter :
la magie ne fonctionne plus...

eeeenfin.
Comme dirait JKR..."All was well."

Quelqu'un reveut un bonbon à la guimauve?
_________________
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MessagePosté le: 19/10/2017 04:45:05    Sujet du message: Harry Potter, ça rime avec...?
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