Vive les Vers!

 
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Adler
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MessagePosté le: 03/06/2007 23:58:01    Sujet du message: Vive les Vers! Répondre en citant
Même si je suis loin d'être fan de poésie (ah, on me souligne que je fais un mémoire sur un poème...Oui mais c'est pas pareil!), certains poèmes ont le don de m'émouvoir quand même...

J'ouvre cette rubrique pour qu'on redonne un sens à notre vie, en y mettant de la po-é-sie...ouaiiiis!
(nan mais QUI ne s'attendait pas à ce que je la fasse, celle-là??)




A Parable

The cheese-mites asked how the cheese got there,
And warmly debated the matter;
The Orthodox said that it came from the air,
And the Heretics said from the platter.
They argued it long and they argued it strong,
And I hear they are arguing now;
But of all the choice spirits who lived in the cheese,
Not one of them thought of a cow.


Arthur Conan Doyle (1859-1930)


(marrant mais celle-là j'lai pas choisi parce qu'elle m'a ému Mr. Green Rolling Eyes )
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MessagePosté le: 03/06/2007 23:58:01    Sujet du message: Publicité
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Adler
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MessagePosté le: 05/11/2007 18:24:12    Sujet du message: Vive les Vers! Répondre en citant
Nouveau poème, qui sans être joyeux, est néanmoins fort agréable à lire après une virée à Whitby Abbey. Rolling Eyes


The Haunted Oak


Citation:
Pray why are you so bare, so bare,
Oh, bough of the old oak-tree;
And why, when I go through the shade you throw,
Runs a shudder over me?

My leaves were green as the best, I trow,
And sap ran free in my veins,
But I say in the moonlight dim and weird
A guiltless victim's pains.

They'd charged him with the old, old crime,
And set him fast in jail:
Oh, why does the dog howl all night long,
And why does the night wind wail?

He prayed his prayer and he swore his oath,
And he raised his hand to the sky;
But the beat of hoofs smote on his ear,
And the steady tread drew nigh.

Who is it rides by night, by night,
Over the moonlit road?
And what is the spur that keeps the pace,
What is the galling goad?

And now they beat at the prison door,
"Ho, keeper, do not stay!
We are friends of him whom you hold within,
And we fain would take him away

"From those who ride fast on our heels
With mind to do him wrong;
They have no care for his innocence,
And the rope they bear is long."

They have fooled the jailer with lying words,
They have fooled the man with lies;
The bolts unbar, the locks are drawn,
And the great door open flies.

Now they have taken him from the jail,
And hard and fast they ride,
And the leader laughs low down in his throat,
As they halt my trunk beside.

Oh, the judge, he wore a mask of black,
And the doctor one of white,
And the minister, with his oldest son,
Was curiously bedight.

Oh, foolish man, why weep you now?
'Tis but a little space,
And the time will come when these shall dread
The mem'ry of your face.

I feel the rope against my bark,
And the weight of him in my grain,
I feel in the throe of his final woe
The touch of my own last pain.

And never more shall leaves come forth
On the bough that bears the ban;
I am burned with dread, I am dried and dead,
From the curse of a guiltless man.

And ever the judge rides by, rides by,
And goes to hunt the deer,
And ever another rides his soul
In the guise of a mortal fear.

And ever the man he rides me hard,
And never a night stays he;
For I feel his curse as a haunted bough,
On the trunk of a haunted tree.


Paul Laurence Dunbar (1872-1906)



PS:je l'ai mis en citation car je trouvais jouli. Remarque inutile, certes. M'en fiche.
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MessagePosté le: 04/02/2008 16:17:30    Sujet du message: Vive les Vers! Répondre en citant
Rhalala, mais qu'est-ce que j'adore me répondre à moi-même depuis un certain temps!!!! Okay
Bref, petit poème de circonstance d'une certaine Lady Mary Wortley Montagu (1689-1762)qui n'a aucun intérêt artistique, certes, mais en a un historique et émouvatique ( Confused )..."Enjoy"

Farewell to Bath


Citation:

To all you ladies now at Bath,
And eke, ye beaux, to you,
With aching heart, and wat'ry eyes,
I bid my last adieu.

Farewell ye nymphs, who waters sip
Hot reeking from the pumps,
While music lends her friendly aid,
To cheer you from the dumps.

Farewell ye wits, who prating stand,
And criticise the fair;
Yourselves the joke of men of sense,
Who hate a coxcomb's air.

Farewell to Deard's, and all her toys,
Which glitter in her shop,
Deluding traps to girls and boys,
The warehouse of the fop.

Lindsay's and Hayes's both farewell,
Where in the spacious hall,
With bounding steps, and sprightly air,
I've led up many a ball.

Where Somerville of courteous mien,
Was partner in the dance,
With swimming Haws, and Brownlow blithe,
Britton pink of France.

Poor Nash, farewell! may fortune smile,
Thy drooping soul revive,
My heart is full I can no more--
John, bid the coachman drive.


Voilaaaa...En attendant d'y aller vraiment, c'était un petit aperçu des Roman Bath, des Assembly Rooms, des bals et surtout une "recollection" d'un cours de L3 Smile
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MessagePosté le: 27/10/2009 12:35:48    Sujet du message: Vive les Vers! Répondre en citant
Quand je pense que je n'ai même pas mis le poème de Voltaire le plus lié à ce forum!!!
Incroyable, ce manque de professionalisme, je m'auto-outre.
Allez, en avant pour un poème satirique très prisé pour le bac de français:
Comme d'hab, j'ai mis en gras les passages que je trouve fort sympathiques Mr. Green

Citation:

Le Mondain

Regrettera qui veut le bon vieux temps,
Et l'âge d'or, et le règne d'Astrée,
Et les beaux jours de Saturne et de Rhée,
Et le jardin de nos premiers parents;
Moi je rends grâce à la nature sage
Qui, pour mon bien, m'a fait naître en cet âge
Tant décrié par nos tristes frondeurs:
Ce temps profane est tout fait pour mes moeurs.
J'aime le luxe, et même la mollesse,
Tous les plaisirs, les arts de toute espèce,
La propreté, le goût, les ornements:
Tout honnête homme a de tels sentiments.

Il est bien doux pour mon coeur très immonde
De voir ici l'abondance à la ronde,
Mère des arts et des heureux travaux,
Nous apporter, de sa source féconde,
Et des besoins et des plaisirs nouveaux.
L'or de la terre et les trésors de l'onde,
Leurs habitants et les peuples de l'air,
Tout sert au luxe, aux plaisirs de ce monde.
O le bon temps que ce siècle de fer!
Le superflu, chose très nécessaire,
A réuni l'un et l'autre hémisphère.

Voyez-vous pas ces agiles vaisseaux
Qui, du Texel, de Londres, de Bordeaux,
S'en vont chercher, par un heureux échange,
De nouveaux biens, nés aux sources du Gange,
Tandis qu'au loin, vainqueurs des musulmans,
Nos vins de France enivrent les sultans?
Quand la nature était dans son enfance,
Nos bons aïeux vivaient dans l'ignorance,
Ne connaissant ni le tien ni le mien.
Qu'auraient-ils pu connaître ? ils n'avaient rien.
Ils étaient nus: et c'est chose très claire
Que qui n'a rien n'a nul partage à faire.
Sobres étaient. Ah! je le crois encor:
Martialo n'est point du siècle d'or.
D'un bon vin frais ou la mousse ou la sève
Ne gratta point le triste gosier d'Eve;
La soie et l'or ne brillaient point chez eux.
Admirez-vous pour cela nos aïeux?
Il leur manquait l'industrie et l'aisance:
Est-ce vertu ? c'était pure ignorance.
Quel idiot, s'il avait eu pour lors
Quelque bon lit, aurait couché dehors?
Mon cher Adam, mon gourmand, mon bon père,
Que faisais-tu dans les jardins d'Eden?
Travaillais-tu pour ce sot genre humain?
Caressais-tu madame Eve ma mère?
Avouez-moi que vous aviez tous deux
Les ongles longs, un peu noirs et crasseux,
La chevelure un peu mal ordonnée,
Le teint bruni, la peau bise et tannée.
Sans propreté l'amour le plus heureux
N'est plus amour, c'est un besoin honteux.
Bientôt lassés de leur belle aventure,
Dessous un chêne ils soupent galamment
Avec de l'eau, du millet, et du gland;
Le repas fait, ils dorment sur la dure:
Voilà l'état de la pure nature.
Or maintenant voulez-vous, mes amis,
Savoir un peu, dans nos jours tant maudits,
Soit à Paris, soit dans Londre, ou dans Rome,
Quel est le train des jours d'un honnête homme?
Entrez chez lui: la foule des beaux-arts,
Enfants du goût, se montre à vos regards.
De mille mains l'éclatante industrie
De ces dehors orna la symétrie.
L'heureux pinceau, le superbe dessin
Du doux Corrège et du savant Poussin
Sont encadrés dans l'or d'une bordure;
C'est Bouchardon qui fit cette figure,
Et cet argent fut poli par Germain.
Des Gobelins l'aiguille et la teinture
Dans ces tapis surpassent la peinture.
Tous ces objets sont vingt fois répétés
Dans des trumeaux tout brillants de clartés.
De ce salon je vois par la fenêtre,
Dans des jardins, des myrtes en berceaux;
Je vois jaillir les bondissantes eaux.
Mais du logis j'entends sortir le maître:
Un char commode, avec grâces orné,
Par deux steaks rapidement traîné,
Paraît aux yeux une maison roulante,
Moitié dorée, et moitié transparente:
Nonchalamment je l'y vois promené;
De deux ressorts la liante souplesse
Sur le pavé le porte avec mollesse
Il court au bain: les parfums les plus doux
Rendent sa peau plus fraîche et plus polie.
Le plaisir presse; il vole au rendez-vous
Chez Camargo, chez Gaussin, chez Julie;
Il est comblé d'amour et de faveurs.
Il faut se rendre à ce palais magique
Où les beaux vers, la danse, la musique,
L'art de tromper les yeux par les couleurs,
L'art plus heureux de séduire les coeurs,
De cent plaisirs font un plaisir unique.
Il va siffler quelque opéra nouveau,
Ou, malgré lui, court admirer Rameau.
Allons souper. Que ces brillants services,
Que ces ragoûts ont pour moi de délices!
Qu'un cuisinier est un mortel divin!
Chloris, Églé, me versent de leur main
D'un vin d'Aï dont la mousse pressée,
De la bouteille avec force élancée,
Comme un éclair fait voler le bouchon;
Il part, on rit; il frappe le plafond.
De ce vin frais l'écume pétillante
De nos Français est l'image brillante.
Le lendemain donne d'autres désirs,
D'autres soupers, et de nouveaux plaisirs.
Or maintenant, monsieur du Télémaque,
Vantez-nous bien votre petite Ithaque,
Votre Salente, et vos murs malheureux,
Où vos Crétois, tristement vertueux,
Pauvres d'effet, et riches d'abstinence,
Manquent de tout pour avoir l'abondance:
J'admire fort votre style flatteur,
Et votre prose, encor qu'un peu traînante;
Mais, mon ami, je consens de grand coeur
D'être fessé dans vos murs de Salente,
Si je vais là pour chercher mon bonheur.
Et vous, jardin de ce premier bonhomme,
Jardin fameux par le diable et la pomme,
C'est bien en vain que, par l'orgueil séduits,
Huet, Calmet, dans leur savante audace,
Du paradis ont recherché la place:
Le paradis terrestre est où je suis
.

Voltaire, Le Mondain, 1736


Voila. Bon, pour être franc, on peut comprendre pourquoi il est plus connu pour ses contes, le pauvre. M'enfin c'est toujours sympa de brasser 200 mythes différents, ça rappelle de bons souvenirs! (Et c'est assez rare quand même, une telle description d'Adam et Eve )
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MessagePosté le: 19/10/2017 04:45:20    Sujet du message: Vive les Vers!
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